Réseau routier : Plus de 2 400 km de routes bitumées depuis 2020

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Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présenté les avancées enregistrées dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Au-delà des performances affichées, il a également relevé les contraintes qui ralentissent encore la transformation du réseau routier national.

Le Cameroun a enregistré des avancées notables dans le développement de ses infrastructures routières. Depuis le lancement de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), près de 2 442 kilomètres de routes ont été bitumés et environ 833 kilomètres de routes dégradées réhabilitée. Ces données ont été rendues publiques le 11 juin 2026 par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, au cours d’une conférence publique organisée dans le cadre du Salon de l’Action gouvernementale (SAGO 2026).

Devant les professionnels des médias, les usagers et les visiteurs du Salon, le membre du gouvernement a dressé le bilan à mi-parcours des actions menées dans le secteur routier. Une occasion pour lui de présenter les réalisations, les difficultés rencontrées et les orientations retenues pour améliorer durablement la mobilité sur l’ensemble du territoire.

Selon Emmanuel Nganou Djoumessi, les infrastructures routières occupent une place stratégique dans la politique de développement du pays. Elles contribuent à la croissance économique, au désenclavement des bassins de production et au renforcement de la cohésion territoriale. Les interventions du ministère s’inscrivent ainsi dans la mise en œuvre des orientations de la SND30 et des engagements du président de la République, Paul Biya.

Les résultats enregistrés ces dernières années témoignent d’une progression du réseau routier national. Le linéaire des routes bitumées est passé de 8 498 kilomètres en 2020 à près de 10 939 kilomètres à la fin de l’année 2025. Une évolution qui représente une progression moyenne de plus de 488 kilomètres de routes bitumées par an.

Au centre de cette dynamique figure le développement du réseau routier structurant. Celui-ci constitue l’une des principales priorités du ministère des Travaux publics, avec pour objectif d’améliorer les connexions entre les différentes régions, de faciliter les échanges commerciaux et d’accompagner l’activité économique.

Toutefois, le ministre a reconnu que plusieurs défis demeurent. L’insécurité dans certaines zones d’intervention, les lenteurs dans les procédures de mobilisation des financements, les délais de passation des marchés, les tensions de trésorerie des entreprises et l’insuffisance des ressources dédiées à l’entretien routier continuent d’impacter la performance du secteur.

Pour les prochaines étapes, Emmanuel Nganou Djoumessi a annoncé la poursuite des actions engagées en 2026, avec un accent particulier sur le renforcement du réseau structurant, l’amélioration de la qualité des ouvrages et l’accroissement de la connectivité entre les territoires.

Germaine Ngo Holl

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