Langue et culture locale : Vers une valorisation dans les plateformes numériques

(Green And Health News) – Dans l’optique de promouvoir l’Universal Acceptance au Cameroun en sensibilisant les parties prenantes sur l’importance de l’accessibilité numérique multilingue et l’adoption des meilleures pratiques en la matière, Internet Society Cameroon Chapter (ISOC Cameroon) a organisé, en partenariat avec l’UNESCO un atelier le 21 mars 2025 à Yaoundé.
L’acceptation universelle (UA) est un principe essentiel pour assurer une accessibilité et une inclusivité totale sur internet, indépendamment de la langue ou l’écriture utilisée. L’objectif est de garantir que tous les domaines et adresses électroniques, y compris ceux qui utilisent des caractères non latins tels que l’arabe, le chinois ou les alphabets africains, sont compatibles avec tous les systèmes numériques. « Nous avons organisé pour une première fois la journée d’acceptation universelle au Cameroun qui permet de valoriser la culture de la langue locale sur Internet et l’inclusion de tout type de peuple dans l’utilisation d’internet. Le travail de cette journée était de permettre à l’ensemble des leaders d’organisation qui ont assisté à cette journée, de savoir qu’il est possible non pas seulement d’utiliser les caractères Aski qu’on a expliqué, mais qu’on peut utiliser les caractères spéciaux sur Internet afin de créer par exemple les e-mails et des noms de domaine. Aujourd’hui, nous avons des langues locales au Cameroun à l’exemple du 𝐒𝐡ü-𝐦𝐨𝐦, Foulani, le Peul, le Ghomala ou le Yemba qui sont des langues déjà transcrites. Il faut savoir qu’à un moment donné, on doit être capable de créer un nom de domaine en 𝐒𝐡ü-𝐦𝐨𝐦, en Ghomala ou en Yemba. Cela permettrait à ceux qui ne parlent que leur langue maternelle ou la langue locale de pouvoir accéder à l’Internet » a déclaré Abdou Fopa, président d’Internet Society Cameroon Chapter.
A travers cette initiative, Internet Society Cameroon Chapter prévoit « amener les uns les autres à comprendre l’enjeu et le bien-fondé de s’engager dans la dynamique de promouvoir l’acceptation universelle afin que les uns et les autres puissent avoir accès à Internet parce qu’aujourd’hui dans les communautés les plus reculées du Cameroun beaucoup n’ont pas accès Internet or l’accès Internet aujourd’hui était un droit de l’homme fondamental et l’une des missions de l’Internet society chapitre du Cameroun, c’est d’œuvrer pour que les noms connectés soient connectés » a rajouté le secrétaire général d’Internet Society Cameroon Chapter.
Dans un contexte où la diversité linguistique et culturelle est un atout majeur pour le Cameroun, la célébration de l’Universal Acceptance Day (UA Day) revêt une importance capitale. Cet événement, qui se tient dans plusieurs pays à travers le monde, permettra de sensibiliser les acteurs locaux sur la nécessité d’adopter des technologies respectant les principes de l’UA et d’encourager l’inclusion numérique. « Cet atelier important pour les personnes qui ne sont pas alphabétisés pour une raison simple. Aujourd’hui, l’accès internet est devenu un doigt de l’homme fondamental et l’une des missions de l’Internet Society, c’est de s’assurer que tout le monde puisse avoir accès à Internet et on ne peut pas avoir accès Internet si par exemple si on n’est pas alphabétisés. En utilisant votre langue maternelle notamment le Yemba, le Ghomala et autres, vous pouvez bien évidemment à travers le principe de l’acceptation universelle avoir un site internet en Yemba, à vous naviguez sur Internet avec votre avec votre langue. C’est à partir de ça que nous envisageons donc mettre sur pied une initiative qui va permettre aux uns aux autres de nous rejoindre afin que nous puissions porter le plaidoyer » a déclaré Arouna Mfenjou, secrétaire général d’Internet Society Cameroon Chapter.
Notons que l’Universal Acceptance permet l’utilisation de noms de domaine et d’adresses e-mails en scripts locaux et garantit le fonctionnement sur toutes les plateformes. Cette initiative va en droite ligne avec la Stratégie de Transformation Numérique de l’Union Africaine (2020-2030) et l’ODD 9 (innovation inclusive).
Albert BOMBA