Drépanocytose : L’association Depasigreffe redonne du sourire aux malades à travers la greffe

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A l’occasion de la journée mondiale  de la drépanocytose, l’association Desipagreffe a organisé une séance de causerie éducative entre les parents et  les personnes atteintes de drépanocytose afin  de briser toutes  les barrières de stigmatisations tissées autour de cette maladie  le 19 juin 2024  à Yaoundé.

Selon les statistiques de l’organisation mondiale de la santé, on compte  plus de 3millions  de personnes souffrantes  de  la drépanocytose  au Cameroun. Cette maladie est trivialement connue de tous  sous l’appellation de « maladie de la douleur », en raison des crises de douleurs intenses que subissent les malades. C’est dans cette optique que l’association  desipagreffe qui est une association  internationale déjà présente en Europe, en Asie et dans plusieurs pays d’Afrique, voit le jour en novembre 2022  au Cameroun sous l’initiative de Marc ESSAMA qui a vu son fils guérir grâce à une greffe. Cette association laïque œuvre au quotidien afin d’éradiquer ce mal et redonner de l’espoir et du sourire à ces parents et malades. « Il existe plusieurs associations qui parlent de la drépanocytose de nos jours mais notre objectif est d’apporter un élément dans cette lutte contre la drépanocytose qui est la greffe. Nous voulons  à travers notre projet  informer les familles et les malades qu’il est désormais possible d’en guérir. L’association a également pour objectif d’accompagner via des fora où l’on met à la disposition des parents des médecins en cas de crise des enfants et de réduire le coût lié à la greffe afin qu’elle soit accessible à tout drépanocytaire », affirme MBANI Guy Modeste, chargé des relations publiques de l’association Desipagreffe.

Un panel d’experts donnant des conseils aux parents d’enfants drépanocytaires

Guérir grâce à la greffe

Le traitement de la drépanocytose à travers la greffe est une alternative qui semble être une possibilité. Bien que cette maladie suscite encore jusqu’à nos jours de nombreuses polémiques dans les ménages. « Nous devons  savoir que la drépanocytose est une  maladie qui existe. Ce n’est pas de la sorcellerie, ce n’est pas un mythe, c’est une réalité. Et la greffe est une solution à la drépanocytose. Ici on va remplacer l’hémoglobine malade(S) par une autre hémoglobine saine. Dans la greffe de la moelle osseuse, pour qu’un patient en bénéficie en général, c’est un petit frère ou une petite sœur de même parent que le patient interpellé », explique Dr NOUBAYI  Josiane, médecin épidémiologiste.

De plus, soulignons que cette opération nécessite une certaine expertise « scientifiquement parlant, il existe deux manière de procéder. Dans le premier cas, on peut prendre le greffon sur la moelle osseuse du petit frère ou alors utiliser le contenu du cordon ombilical du petit frère ou de la petite sœur pour la greffe. Ce processus fait en sorte que le patient ne fasse plus la maladie, qu’il n’ait  plus de crise, ne fait plus d’anémie ou encore qu’il n’ait plus des infections opportunistes mais il reste tout de même porteur. Ainsi dit, lorsqu’il faudra s’engager plus tard, il est impératif pour le patient d’avoir un partenaire ou une partenaire AA », ressasse-t-elle. Cette pratique ainsi étayer, est un véritable soulagement pour ces parents affligés par la souffrance de leurs enfants « avec sa maladie mon garçon est contraint d’avoir une alimentation délicate, et il ne peut pas jouer à plein temps comme les enfants de son âge, mais je pense  qu’avec cette greffe son état pourra réellement s’améliorer » témoigne MBELL SI Thérèse, parent d’enfant drépanocytaire. Ainsi notons cette greffe est déjà effective dans certains pays africains tel que le Nigeria, mais pas encore au Cameroun.

Moyens de préventions de la maladie

Plusieurs perspectives sont à préconiser dans cette lutte contre la drépanocytose afin d’éviter l’apparition de nouveaux cas. Car vu l’ampleur que prend cette maladie  la situation devient de plus en plus alarmante puisqu’on y note près de 200 000 naissances d’enfants drépanocytaire mais très peu atteignent l’âge de quatre ans. « Pour réduire le taux de drépanocytose ou l’éviter nous devons être discipliné et nous faire dépister car il est important  pour chaque couple de connaitre leur électrophorèse d’hémoglobine. De plus chacun   devrait avoir une carte  sur laquelle est inscrit son groupe rhésus et ainsi que son électrophorèse d’hémoglobine », rajoute le Dr NOUBAYI  Josiane, médecin épidémiologiste. Outre ces mesures préventives, opter pour la sensibilisation des populations au dépistage néonatal peut également s’avérer efficace dans cette lutte contre la drépanocytose.

Merveille KEUKANG

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