Métaux lourds dans les poulets : Le Minepia conteste la crédibilité d’une étude

Le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, met en doute la qualité méthodologique d’une étude ayant signalé la présence de métaux lourds dans des produits avicoles au Cameroun. Il défend la qualité du poulet local et assure que les capacités de contrôle des contaminants sont renforcées.
La controverse autour de la présence de métaux lourds dans la viande de poulet et les œufs produits au Cameroun se poursuit. Le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taïga, remet en question la fiabilité des résultats d’une étude consacrée à cette problématique, en pointant des incohérences dans les quantités d’échantillons annoncées.
Selon le membre du gouvernement, les analyses auraient porté sur 48 poulets et 180 œufs, soit six alvéoles. Il relève également des contradictions dans les informations relatives aux prélèvements effectués dans les élevages. D’après sa lecture du document, l’auteur indique avoir travaillé sur 12 élevages et prélevé un kilogramme de foie dans chacun d’eux, ce qui représenterait au total 12 kilogrammes. Or, le ministre estime que cette présentation ne concorde pas avec les quantités qu’il déduit de l’ensemble des échantillons étudiés.
« Cette étude a une qualité académique tout à fait regrettable, approximative, on ne peut pas y croire », affirme-t-il, contestant ainsi la solidité scientifique du travail. Ces critiques constituent la position du Minepia et ne suffisent toutefois pas, à elles seules, à invalider les résultats : une vérification des protocoles de prélèvement et des données originales permettrait de trancher le débat.
Le contrôle des contaminants en question
Au-delà de cette controverse, Dr Taïga défend la qualité des produits avicoles locaux. Il assure que le poulet camerounais est de bonne qualité et entend rassurer les consommateurs sur leur sécurité sanitaire.
Concernant les métaux lourds, le ministre rappelle que ces éléments sont naturellement présents dans l’environnement. Il cite notamment le fer, indispensable à l’organisme humain et présent dans le sang, pour souligner que la question réside dans les concentrations mesurées. En effet, la présence d’un métal ne signifie pas systématiquement un danger : le risque dépend notamment de sa nature, de sa concentration et du niveau d’exposition.
Le Minepia affirme par ailleurs que les capacités nationales de contrôle permettent de rechercher ces contaminants. Il évoque l’équipement des laboratoires et la poursuite des formations destinées à renforcer les compétences techniques des personnels.
Dans un contexte où la confiance des consommateurs et la protection de la santé publique sont en jeu, la controverse souligne l’importance de disposer de données scientifiques rigoureuses, vérifiables et transparentes. La confrontation des méthodes et des résultats d’analyse apparaît ainsi essentielle pour éclairer l’opinion et préserver la crédibilité de la filière avicole camerounaise.
Jean Luc Atangana



















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