
La formation organisée du 14 au 16 octobre 2026 à Douala a permis aux responsables institutionnels d’acquérir des outils pour mieux valoriser les données sanitaires auprès des médias et du grand public.
Transformer les statistiques sanitaires en informations accessibles, fiables et utiles à la prise de décision. Tel est l’enjeu de l’atelier de formation sur la communication efficace des données de santé, organisé du 14 au 16 octobre 2026 à Douala, à l’intention des responsables du ministère de la Santé publique (MINSANTE) et des administrations sectorielles concernées.
Pendant trois jours, les participants ont été outillés sur les techniques de communication des données sanitaires, la vulgarisation des statistiques et l’adaptation des messages aux différents publics cibles. L’initiative, avec l’appui technique de Vital Strategies, visait à renforcer les capacités des communicants à concevoir et à diffuser des messages clairs, cohérents et fondés sur des données probantes. Les travaux ont notamment porté sur l’identification des messages essentiels contenus dans les données, le choix des canaux de communication, l’utilisation des réseaux sociaux et la rédaction des communiqués de presse. Les participants ont également été sensibilisés à la préparation des conférences de presse et à la gestion des situations sensibles, notamment lorsqu’il s’agit d’annoncer une mauvaise nouvelle en matière de santé publique.
Adapter l’information aux publics
L’une des principales recommandations de cette formation repose sur la nécessité d’adapter le langage et le contenu des messages aux destinataires. Les décideurs ont besoin de données précises accompagnées de recommandations pour orienter leurs choix, tandis que les chercheurs privilégient les sources, les méthodes et les tendances statistiques. Pour les médias et le grand public, la priorité reste la clarté, la simplicité et la compréhension du message. Les exercices pratiques ont permis aux participants de mettre en application ces principes à travers des simulations de conférences de presse et des travaux de groupe portant sur des situations sensibles, telles que les flambées de paludisme, la contamination de vaccins et les épidémies de COVID-19. L’accent a également été mis sur la transparence, la réactivité et la diffusion rapide d’informations fiables pour prévenir la désinformation et préserver la confiance du public. Au cours de la cérémonie de clôture, le délégué régional de la Santé publique du Littoral a insisté sur la nécessité de mieux exploiter les données collectées à travers les outils du système d’information sanitaire, notamment DHIS2. Il a déploré que certaines décisions soient encore prises sans une utilisation suffisante des informations disponibles, alors que celles-ci constituent un levier essentiel pour améliorer les interventions sanitaires.
Pérenniser les acquis
Au terme de l’atelier, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’allongement de la durée des formations, l’organisation de webinaires trimestriels ou semestriels et l’extension des sessions aux différentes régions du pays. Les participants ont également proposé d’associer davantage l’Institut national de la statistique à la préparation des prochaines formations et de renforcer l’accompagnement des programmes de santé dans la production de leurs bulletins périodiques. La remise des attestations aux participants a marqué la fin des travaux. Au-delà des connaissances acquises, cette initiative entend promouvoir une culture de la communication fondée sur les données, afin de rendre l’information sanitaire plus compréhensible, d’éclairer les décisions publiques et de contribuer à l’amélioration de la santé des populations.
Jonathan MBARGA



















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