COMIFAC : Un siège de 16 milliards de FCFA pour renforcer la gouvernance forestière

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Le nouveau siège de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) a été officiellement inauguré le 4 novembre 2026 à Yaoundé, sous le haut patronage du président de la République, Paul Biya. La cérémonie, couplée à l’ouverture officielle de la 12e session ordinaire du Conseil des ministres de l’organisation, a été présidée par Jacques Fame Ndongo, représentant le Premier ministre, chef du gouvernement. L’édifice, financé à hauteur de 16 milliards de FCFA par le Cameroun, se veut un nouvel outil au service de la coopération forestière sous-régionale.

La COMIFAC dispose désormais d’un complexe moderne destiné à accompagner ses missions d’orientation, d’harmonisation et de suivi des politiques forestières et environnementales en Afrique centrale. Implanté sur un terrain de 4 971 m² à Yaoundé, l’ensemble comprend un bâtiment principal de sept étages avec sous-sol, ainsi qu’une salle de conférences et de groupes. La surface totale du projet est de 5 947 m².

« En décidant de construire, d’équiper et de mettre à la disposition de notre organisation cet édifice moderne, voire futuriste, de sept étages, pour un investissement de 16 milliards de francs CFA, le gouvernement de la République du Cameroun a voulu traduire en acte son engagement constant en faveur de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale », a déclaré Jacques Fame Ndongo. Pour le ministre d’État, cet immeuble est « bien plus qu’une infrastructure administrative ou technique » puisqu’il symbolise la volonté de doter la COMIFAC « d’un cadre de travail à la hauteur des missions et de ses ambitions ».

Le bâtiment administratif, qui représente 5 525 m², abrite notamment au rez-de-chaussée un hall d’accueil, un restaurant, une salle de réunion, une bibliothèque, des archives, des locaux techniques et une salle informatique. Les étages supérieurs regroupent les bureaux des responsables, experts et chargés d’études, ainsi que plusieurs espaces de réunion et de conférence. Les sixième et septième niveaux accueillent notamment la salle de réunion des présidents avec traduction simultanée, le salon présidentiel et les bureaux du secrétaire exécutif et de son adjoint.

L’infrastructure dispose de 64 places de stationnement, dont huit couvertes au sous-sol pour les VIP et 56 en surface. Trois ascenseurs desservent le bâtiment, auxquels s’ajoute un ascenseur VIP destiné aux présidents. Deux escaliers ont également été prévus pour faciliter l’évacuation en cas d’urgence.

La salle de conférences et de groupes couvre 312 m², avec une capacité de 180 places au rez-de-chaussée et une mezzanine destinée notamment aux équipements techniques et à la traduction simultanée. Le bâtiment intègre par ailleurs un système de gestion technique du bâtiment (GTB), destiné au suivi et à la télégestion de plusieurs paramètres de fonctionnement. La climatisation repose sur un système à débit de réfrigérant variable (DRV), présenté comme une solution permettant notamment de réaliser des économies.

La valorisation des ressources forestières camerounaises apparaît également dans les choix architecturaux. Le verre, les brise-soleil et les panneaux composites ont été utilisés pour les façades. À l’intérieur, le bois de sapelli a servi pour les parquets, certains revêtements muraux et la décoration. Le mobilier a également été réalisé dans une logique de promotion des essences de bois du pays.

Prenant la parole lors de la cérémonie, Calinie Mbarashumana a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance au Cameroun. « Il est normal et exceptionnel que nous adressions nos gratitudes à la République du Cameroun qui a été à jour de ses contributions égalitaires en dehors de cet immeuble siège », s’est-elle réjouie, saluant l’engagement du pays. Elle a également adressé sa profonde gratitude pour le soutien apporté à la COMIFAC et félicité le personnel du Secrétariat exécutif pour les résultats obtenus.

Cette inauguration intervient dans un contexte où la COMIFAC cherche à consolider sa gouvernance institutionnelle et financière. Le nouveau siège apparaît ainsi comme un investissement matériel, mais aussi comme un signal politique en faveur du renforcement de la coopération entre les États d’Afrique centrale autour de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers.

Albert BOMBA