
Le Dr Kuiate David, spécialiste en radiologie et en imagerie médicale, a reçu le 13 août 2026 la distinction d’« Educational Researcher » dans le cadre de l’African Academic Excellence Award. Une reconnaissance internationale qui vient saluer ses travaux de recherche et son engagement dans la formation des jeunes professionnels de l’imagerie médicale.
Dr KUIATE DAVID, vous venez de recevoir la distinction de Educational Researcher dans le cadre de l’African Academic Excellence Award, décerné le 13 août 2026 par l’africain University Directory Accreditation Board (AUDAB). Quelles sont vos premières impressions après cette reconnaissance internationale ?
Je reçois cette distinction avec beaucoup d’humilité et de gratitude. C’est avant tout la reconnaissance d’un travail de longue haleine mené aux côtés de mes collègues, de mes étudiants et surtout de mes Maîtres dans le domaine de la radiologie et de l’imagerie diagnostique. Au-delà de la fierté personnelle, j’y vois surtout un encouragement à poursuivre nos efforts pour améliorer l’accès à des services d’imagerie médicale de qualité en Afrique, un enjeu encore trop souvent sousestimé dans nos systèmes de santé.
Le conseil d’accréditation a évalué positivement vos travaux, sur recommandation de Kesmonds International University. Pouvez-vous nous présenter les recherches ou contributions majeures qui vous ont valu cette évaluation satisfaisante par les experts indépendants ?
Mes travaux portent principalement sur l’aptitude des manipulateurs en radiologie dans l’interprétation des radiographies thoraciques au sein des services de radiologie de Yaoundé, au Cameroun ; les connaissances du Personnel de Radiologie sur l’Exposition aux Rayonnements Ionisants chez les Enfants Atteints de Rétinoblastome au Cameroun ; l’étude du contexte socioprofessionnel du technicien en imagerie médicale au Cameroun (que vous avez d’ailleurs publié à travers ce même canal) ; les tumeurs Intraoculaires Simulant un Glaucome Réfractaire : Une Brève Revue de la Littérature ; l’évaluation clinique et manifestations du glaucome secondaire : une analyse descriptive des données démographiques et de la symptomatologie des patients ; la prévalence, facteurs de risque et présentation mammographique des lésions mammaires chez les femmes ayant des seins denses au centre médical « Les Promoteurs de la bonne santé » de Yaoundé.
J’ai également œuvré à la formation de jeunes Techniciens en Imagerie Médicale (environ une centaine à ce jour), convaincu que le transfert de compétences est aussi important que la recherche elle-même. C’est sans doute la conjugaison de ces deux dimensions : recherche appliquée et formation qui a retenu l’attention des experts indépendants ayant évalué mon dossier.

Cette distinction s’inscrit dans la mission de l’AUDAB de promouvoir la recherche, l’agenda de l’UNESCO pour l’éducation et la coopération entre institutions africaines. Comment comptez-vous mettre à profit ce titre pour faire avancer l’enseignement supérieur et la recherche en Afrique ?
Cette reconnaissance renforce ma détermination à contribuer davantage au développement de la Radiologie et de l’Imagerie Médicale au Cameroun en particulier et sur le continent Africain en général. Concrètement, je souhaite intensifier les collaborations entre institutions africaines, favoriser les échanges de compétences et soutenir l’émergence de centres d’excellence en imagerie diagnostique basés sur la formation des jeunes dans cette spécialité. Je m’inscris pleinement dans l’esprit de coopération que promeut l’AUDAB, car aucune avancée durable ne se fait de manière isolée. Une place d’enseignement dans nos universités camerounaises, voire africaines, serait une grande opportunité pour faire valoir mes savoirs. Alors mon dossier reste prêt pour toutes les universités qui auraient besoin de mes services et compétences.
Quel message ou conseil souhaiteriez-vous adresser à la jeune génération de chercheurs et d’universitaires africains qui aspirent à l’excellence académique ?
Je leur dirais de cultiver la rigueur, la curiosité, le travail et la persévérance. L’excellence académique ne s’improvise pas : elle se construit patiemment, à travers le travail, la remise en question permanente et l’ouverture aux collaborations de tout genre. Je les invite aussi à ne jamais perdre de vue l’impact concret de leurs recherches sur leur environnement professionnel et nos populations, c’est cette utilité sociale qui donne tout son sens à notre engagement scientifique.
Aussi, ils ne doivent jamais écouter toutes ces personnes dont le seul rôle est de les rabaisser en leur disant qu’ils ne peuvent pas ou qu’ils n’ont pas de compétence, car le travail est le seul moteur qui mène à la compétence et M. Samuel Eto’o Fils (Président de la FECAFOOT) lui-même dit : « Rien ne remplace le travail acharné ».
Propos recueillis par Albert BOMBA



















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