Insertion professionnelle des jeunes : Cap sur un partenariat d’envergure entre le Minjec et Idriss Confiance MBE

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Le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec) et le groupe dirigé par Idriss Confiance MBE envisagent de formaliser un partenariat en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. Les contours de cette collaboration ont été examinés au cours d’une séance de travail à Yaoundé, à l’issue de laquelle les deux parties ont convenu de mettre en place un cadre de concertation destiné à faciliter le recrutement et l’accompagnement des jeunes dans plusieurs projets d’envergure.

Au cours de la rencontre, le PDG Confiance MBE et ses collaborateurs ont présenté les différentes entreprises de leur groupe, ainsi que les projets actuellement en préparation ou en cours de réalisation. Parmi celles-ci figure Confiance VTC, une structure appelée à contribuer à l’amélioration de la mobilité des personnes. Mais c’est surtout Yicheng qui a retenu l’attention des échanges. L’entreprise porte notamment le projet de construction du complexe pharmaceutique de Meyo, situé sur l’autoroute de Nsimalen. Lancé le 3 octobre 2025 par le Premier ministre, chef du Gouvernement, ce projet doit être réalisé en trois phases.

La première concerne la construction de l’usine de fabrication pharmaceutique, dont les travaux sont annoncés comme étant proches de leur achèvement. Selon les prévisions présentées, l’unité pourrait entrer en activité en décembre 2026. La deuxième phase, dont le démarrage est prévu en novembre 2026, portera sur la construction d’un complexe hospitalier ultramoderne de dernière génération. La troisième étape, annoncée pour janvier 2028, sera consacrée à la mise en place d’un laboratoire de recherche.

À ces investissements dans le secteur pharmaceutique et sanitaire s’ajoute un autre projet industriel. Confiance MBE a indiqué qu’une usine sidérurgique pourrait également être construite à Kribi, à travers une autre entreprise du groupe. L’ensemble de ces initiatives devrait générer d’importantes opportunités d’emploi pour les jeunes.

Selon les estimations avancées au cours de la réunion, plus de 2 000 emplois directs pourraient être créés. À cela devraient s’ajouter des emplois indirects liés notamment au développement du réseau de distribution sur l’ensemble du territoire national. Cette perspective explique l’intérêt porté au partenariat avec le Minjec. « Étant entendu que le Minjec nous tend la main, nous pensons que vous allez travailler avec les responsables de nos ressources humaines pour les recrutements directs », a indiqué Confiance MBE, mettant ainsi l’accent sur la nécessité d’établir une passerelle entre les besoins des entreprises et les compétences disponibles chez les jeunes.

Une convention en préparation

À la suite des présentations, les échanges ont permis d’identifier plusieurs pistes de collaboration. Les discussions convergent vers la conclusion d’une convention de partenariat entre les deux organisations. Des équipes de travail doivent être mobilisées afin de définir les axes de coopération et de préparer le document qui sera ultérieurement paraphé et signé par les responsables des deux parties.

Au terme de la séance, le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a instruit la mise en place effective d’un groupe de travail virtuel sur WhatsApp. Il a également demandé l’élaboration d’un projet de convention ainsi que d’un mécanisme spécifique consacré à l’insertion professionnelle des jeunes.

La prochaine rencontre a été fixée au lundi 14 septembre 2026. Elle devra notamment permettre aux équipes désignées de présenter et de valider les documents préparatoires. Cette étape devrait ainsi préciser les modalités concrètes de la collaboration et poser les bases d’un dispositif permettant aux jeunes de bénéficier des opportunités générées par les différents investissements annoncés.

Les travaux se sont achevés dans une ambiance conviviale dans les locaux de Confiance VTC, au quartier Bastos à Yaoundé, avec la perspective d’une coopération appelée à rapprocher davantage les politiques publiques d’insertion des jeunes et les besoins du secteur privé.

Albert BOMBA

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