Lutte contre les faux médicaments : Le ministre de la santé Publique dit non à ces poisons de rue

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À l’ occasion de la journée africaine de lutte contre les faux médicaments, célébrée le 12 octobre 2023, centrée sur le thème santé pour tous « s’engager en faveur de la lutte contre les faux médicaments pour une CSuU réussie », le Dr Manaouda Malachie, a présenté l’ ampleur  du phénomène et ses répercutions sur la santé des populations, avant d’ inviter ces dernières à s’investir activement dans le combat contre les médicaments illicites dans un point de presse ce jour.

Le Ministre de la santé Publique (Minsanté), à travers une formule de mise en situation, souligne d’ entrée de jeux que le fléau des faux médicaments est l’un des défis majeurs de notre génération, car ceux-ci contribuent à l’ explosion de certaines maladies en recrudescences ou résistantes, en raison précise- t-il << de l’ utilisation des médicaments sous dosés, ou sans principe actifs, ou contentant des faux principes actifs>>. Il va par la suite s’attardé sur les multiples visages que revêtent la contrefaçon et le trafic des produits pharmaceutiques au Cameroun. Indiquant qu’il s’ agit des médicaments distribués en gros ou en détails par des personnes (physiques ou morales) non habilitées, vendus dans la rue, importées de manière frauduleuse. Des médicaments fabriqués dans des unités de production non autorisées, reconditionnés avec de fausses  étiquettes, recyclés, mais aussi des médicaments dont les dates de péremption sont falsifiées . cette  énumération des caractéristiques des faux médicaments fait corps avec la définition déclinée dès l’entame de son propos, désignant les faux médicaments comme des <<médicaments de qualités inférieure et falsifiés>>.

Au cour de la phase d’ échanges qui a ponctué cette rencontre à laquelle prenait part la Représentante du Ministère de la Communication, le Représentant Résident de l’ OMS et le président de l’ordre des pharmaciens, les préoccupations soulevées ont permis de renseigner que la phase répressive est bel et bien lancée et  va s’intensifier dans les jours à venir.

Par ailleurs, en plus du renforcement du système d’approvisionnement en médicaments, il préconise la promotion de médicament essentiel Générique aux coûts plus accessibles jusqu’à la gratuité de certains médicaments, la sensibilisation des populations sur les méfaits de la consommation des médicaments d’origine et de qualité non contrôlées, le renforcement de l’ arsenal juridique réprimant la détention et la vente illicite des médicaments contrefaits ou falsifiés en autres. En dépit de manifestation tentaculaire de ce que le Minsanté qualifie de réseau de <<criminalité pharmaceutique>>, le Gouvernement ne cesse de multiplier les actions dans le but de lutter contre l’expansion de l’industrie du faux médicament dans l’optique de garantir un meilleur accès de tous aux produits pharmaceutiques de qualité.

Le médicament de la rue tue

En réaffirmant l’option de la << tolérance zéro>> prise par le Gouvernement vis-à-vis du médicament de la rue, le Dr Manaouda Malachie invite les professionnels  de la santé et ceux du domaine pharmaceutique, en particulier au respect de l’éthique. Il appelle les populations à s’impliquer activement dans cette lutte en dénonçant les réseaux mafieux et les sites de fabrications de ces médicaments.

Notons que, le Minsanté  a dit <<NON aux Médicaments de la rue>> et exhorte les uns et les autres a se les procurer dans les pharmacies des hôpitaux et dans les officines de pharmacie ou les circuits d’approvisionnement sont connus et la fiabilité des produits régulièrement testée. Il clôture en disant << le médicament de la rue, le faux médicament, le médicament mal conservé ou mal (de manière inadéquate ou inapproprié) manipulé tue.  Alors, privilégions les médicaments qui se trouvent dans les officines>>.

Florelle NGADI

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