Santé maternelle : Le Minsanté et l’Université de Buea unissent leurs efforts pour renforcer la formation des sages-femmes et maïeuticiens

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Le ministère de la Santé publique et l’Université de Buea ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement des ressources humaines en santé. Les deux institutions ont signé, le 25 juin 2026 à Yaoundé, une convention portant sur la tutelle académique de la formation des sages-femmes et maïeuticiens. À travers ce partenariat, elles ambitionnent d’améliorer la qualité des formations, de renforcer l’employabilité des diplômés et de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale au Cameroun.

La salle de conférences du ministère de la Santé publique a accueilli, le 25 juin 2026, la cérémonie officielle de signature de cette convention entre le ministère de la Santé publique (Minsanté) et l’Université de Buea (UB). L’accord marque une étape importante dans la professionnalisation de la formation des sages-femmes et maïeuticiens, des acteurs essentiels dans la prise en charge de la santé de la mère et du nouveau-né. Structurée en quatre chapitres et dix-huit articles, la convention définit les engagements des deux parties, les modalités de mise en œuvre ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation du partenariat.

À travers ce nouvel instrument juridique, le Minsanté et l’Université de Buea entendent harmoniser les standards de formation et garantir la qualité académique des enseignements dispensés aux futurs professionnels de la maïeutique. L’objectif est également de renforcer la crédibilité des diplômes délivrés et d’assurer une meilleure insertion professionnelle des diplômés afin de répondre aux besoins croissants du système de santé camerounais.

Consolider les progrès en matière de santé maternelle

La signature de cette convention intervient dans un contexte marqué par des avancées encourageantes dans la lutte contre la mortalité maternelle. Selon les données présentées lors de la cérémonie, le Cameroun a enregistré en 2024 une baisse significative de la mortalité maternelle, passant de 678 à 258 décès pour 100 000 naissances vivantes, soit une réduction de 63 %. Ces résultats témoignent des efforts consentis ces dernières années par les pouvoirs publics et leurs partenaires pour améliorer l’accès aux soins obstétricaux et néonataux de qualité.

Les responsables des deux institutions estiment toutefois que ces acquis doivent être consolidés grâce à une meilleure formation des personnels de santé intervenant auprès des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Une collaboration au service du système de santé

En renforçant leur partenariat, le ministère de la Santé publique et l’Université de Buea souhaitent mettre à la disposition des formations sanitaires des professionnels hautement qualifiés, capables de répondre efficacement aux défis liés à la santé maternelle, néonatale et infantile.

Au-delà de la qualité de l’enseignement, cette collaboration vise également à accompagner la modernisation du système de santé camerounais à travers le développement de compétences adaptées aux exigences actuelles du secteur.

Les engagements des deux institutions

Prenant la parole au cours de la cérémonie, le Vice-Chancellor de l’Université de Buea, Pr Ngomo Horace Manga, a réaffirmé la volonté de son institution de poursuivre son engagement aux côtés du ministère de la Santé publique. « Cette convention est l’occasion de renforcer le partenariat entre l’Université de Buea et le Minsanté pour la santé de la mère et de l’enfant », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le ministre de la Santé publique, Dr Malachie Manaouda, a salué l’esprit de solidarité nationale qui a présidé à la conclusion de cette convention. Le membre du gouvernement a assuré que son département ministériel respectera pleinement les engagements pris dans le cadre de ce partenariat afin d’améliorer durablement le bien-être des populations.

Il a également réaffirmé l’ambition du gouvernement de bâtir un système de santé moderne, performant et capable de garantir à chaque Camerounais des soins de qualité, en particulier dans le domaine de la santé maternelle et infantile.

En misant sur une formation académique mieux encadrée des sages-femmes et maïeuticiens, le Minsanté et l’Université de Buea entendent ainsi faire des ressources humaines qualifiées l’un des principaux leviers de l’amélioration durable des indicateurs de santé au Cameroun.

Françoise ESSONO

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