Santé naturelle : L’OCMH forme les praticiens à la fabrication de remèdes traditionnels normés

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Dans un contexte de retour aux sources et de valorisation des richesses locales, la médecine holistique franchit un nouveau palier de professionnalisation au Cameroun. Le 28 mars 2026, l’Organisation des Chercheurs et Médecins Holistiques (OCMH) a franchi une étape majeure de sa mission en organisant un atelier de formation technique de haut niveau, consacré à la conception de baumes, d’onguents et de pommades thérapeutiques.

Portée par la vision de son Président-Fondateur, le Dr. BOHONO OKOGO Jacques Édouard, cette initiative vise à transformer des savoirs séculaires en solutions de santé modernes, sûres et accessibles.

L’atelier a réuni un auditoire éclectique notamment les praticiens chevronnés, apprenants enthousiastes et acteurs engagés de la santé naturelle. L’enjeu central de cette session résidait dans l’alliance de la tradition et de l’innovation. Si les vertus curatives des plantes médicinales africaines ne sont plus à prouver, leur transformation nécessite aujourd’hui une approche rigoureuse pour garantir tant leur efficacité que leur innocuité.

Sous l’encadrement d’experts, les participants ont exploré plusieurs modules critiques dont la sélection rigoureuse des plantes aux propriétés actives, la maîtrise des procédés permettant de conserver toute la puissance thérapeutique des végétaux, la technique de mélange pour obtenir des textures stables et efficaces, l’application de standards stricts pour assurer la conservation et la sécurité des produits finis.

Vers une souveraineté thérapeutique locale

Au-delà de l’aspect technique, cette formation revêt une dimension politique et sociale profonde. En encourageant une production locale de qualité, l’OCMH entend répondre directement aux besoins sanitaires des populations tout en réduisant la dépendance du pays vis-à-vis des solutions pharmaceutiques importées.

Le Dr. BOHONO OKOGO Jacques Édouard a profité de cette tribune pour plaider en faveur d’une structuration plus poussée du secteur. Pour lui, la médecine traditionnelle ne doit plus être perçue comme un recours secondaire, mais comme un véritable pilier du système de santé national. Cela passe, selon le président de l’OCMH, par une synergie accrue entre la recherche scientifique, la formation continue et l’encadrement des praticiens sur le terrain.

L’OCMH, fer de lance de la médecine intégrative

À travers cette dynamique, l’Organisation réaffirme son engagement pour une médecine intégrative où la science vient valider et sublimer la tradition. Cette démarche s’aligne parfaitement sur les orientations nationales de valorisation des ressources locales et de renforcement de la santé communautaire.

En transformant le patrimoine médicinal africain en produits finis répondant aux exigences contemporaines, l’OCMH ne se contente pas de transmettre des recettes, elle bâtit les fondations d’une économie de la santé autonome, au service du bien-être durable des populations.

Albert BOMBA

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