Délestage : Les coupures d’énergie iront jusqu’en mars

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La baisse de l’hydrologie dans le bassin du Ntem et la mise à l’arrêt d’un des 8 groupes de la centrale hydroélectrique de Song-Loulou, font passer le déficit énergétique à 150 MW en journée, sur le réseau interconnecté Sud, causant ainsi des coupures d’électricité de temps en temps.

C’est parti pour une mode « jeu de lumière » jusqu’à la fin du mois de mars 2023. Le service de l’électricité est catastrophique ces dernières semaines sur le réseau interconnecté Sud (Ris) qui alimente les villes et villages du Cameroun. Les délestages ont atteint le sommet depuis le mardi 31 janvier 2023, avec des coupures qui touchent environ les ¾ de la ville de Yaoundé entre 19h et minuit et 6h-18h chaque jour. Dans un communiqué daté du 25 janvier,  Eneo, société chargée de la distribution d’électricité au Cameroun, a  signalé des contraintes dans le système électrique, suite à la baisse de l’hydrologie sur le fleuve Ntem ayant entraîné une baisse de production du barrage hydroélectrique de Memve’ele (Sud).

D’après le communiqué, cette situation qui va s’accompagner d’un rationnement de l’électricité sur l’ensemble du Ris, va persister jusqu’à fin mars 2023, selon la date indicative donnée par Electricity development corporation (EDC).   En effet, Le débit du fleuve Ntem est au plus bas du fait de l’étiage, cette infrastructure ne bénéficiant pas d’un barrage de retenue d’eau en amont, comme les ouvrages existants sur le fleuve Sanaga, notamment Song-Loulou et Edéa, qui se trouvent tous en aval de la retenue d’eau de Lom-Pangar (Est). En 2019, le fonctionnement des centrales thermiques a coûté 52 milliards de FCFA représentant les dépenses en gasoil avec des coûts de maintenance non inclus. Selon des avis, il s’agirait aussi d’une conjonction de facteurs qui auraient moins de conséquences si les solutions alternatives étaient actionnées, conformément au cahier de charges du distributeur en période d’étiage.

Divine KANANYET

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