Tchad : 35ième réunion du Groupe de travail biodiversité d’Afrique centrale

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Du 24 au 28 avril 2023, s’est tenue dans la ville de Ndjamena au Tchad la 35ième réunion du Groupe de travail Biodiversité d’Afrique centrale (COMIFAC).

Cette réunion inscrite dans le cadre de l’appui technique des États membres de la COMIFAC dans l’élaboration au niveau national de leurs stratégies et plans d’action de la biodiversité, en vue de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité post-2020, avait pour objectif de décrypter les grandes décisions de la 15ième conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (COP15-CDB), ainsi que celles de la 10ième Conférence des Parties agissant en qualité de Réunion des Parties au protocole de Cartagena (COP-MOP 10) et de la 4ième Conférence des Parties agissant en qualité de Réunion des parties au protocole de Nagoya (COP-MOP 4).

La rencontre visait également à définir les mécanismes d’opérationnalisation dans le bassin du Congo desdites décisions et de dresser un état des lieux du processus de révision par les États membres de leurs Stratégies et de leurs Plans d’Action Nationale. A l’occasion de l’organisation de cette rencontre, la COMIFAC a bénéficié de l’accompagnement de la Coopération technique allemande, à travers le Projet régional GIZ d’appui à la COMIFAC, mandatée par le Ministère Fédéral Allemand du développement et de la coopération économique (BMZ).

Les forêts du Bassin du Congo majoritairement couvertes par l’espace COMIFAC, renferment une diversité biologique unique au monde regroupant 50% des espèces animales présentent à travers le continent Africain et 20.000 espèces végétales dont le tiers étant des espèces endémiques. De part, sa superficie d’environ 180 millions d’hectares le bassin du Congo représente le second plus important massif forestier tropical après le massif Amazonien et devant le massif forestier tropical d’Asie du Sud-Est ; ce qui en fait un riche et extraordinaire patrimoine mondial au potentiel socio-économique considérable. D’autant plus qu’il est estimé à plus de 115 millions de personnes les populations directement ou indirectement dépendantes de cette diversité biologique.

A l’initiative des Nations Unies, il a été instauré la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) ayant pour objectif de promouvoir et de solutionner les questions en lien avec la conservation de la diversité biologique à travers l’instauration de mécanismes d’exploitation durable et équitable des ressources naturelles planétaires, Convention, qui a été ratifiée par l’ensemble des pays membres de la COMIFAC.

Dans le sens de la facilitation de la mise en œuvre de certaines de ses dispositions, les Parties de la CDB (les parties prenantes gouvernementales et non-gouvernementales) ont adopté deux accords complémentaires auxquels se sont alignés les États membres de la COMIFAC, il s’agit notamment du protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (PC), adopté le 29 janvier 2000 et entré en vigueur le 11 septembre 2003 ; protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (APA) à la Convention sur la diversité biologique (PN) adopté le 29 octobre 2010 et entré en vigueur le 12 octobre 2014.

 

Dans une optique d’harmonisation de leurs approches nationales, les pays membre de la COMIFAC, ont favorisé en décembre 2006 la création du Groupe de Travail Biodiversité d’Afrique centrale en abrégé GTBAC. Ce groupe de travail bénéficiant de l’accompagnement de la Coopération technique allemande à travers le projet régional GIZ d’appui á la COMIFAC, a pour mission de rendre opérationnel les aspects de gestion durable de la biodiversité d’Afrique centrale notamment via la définition de positions communes, qui seront par la suite prises en compte dans l’élaboration au niveau national de leurs stratégies et plans d’action de la biodiversité.

Source : PFBC

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