Gouvernance foncière : Les droits fonciers des jeunes cruciaux pour faire face à la crise climatique

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La Plateforme Multi-acteurs sur la gouvernance foncière sensible aux jeunes en Afrique (YLMPA), en collaboration avec certains partenaires locaux tels que Action pour le développement communautaire (ADC) et l’Ong Jeunes Volontaires pour l’Environnement (Jve) Cameroun a organisé un atelier régional du 20 au 22 mars 2024 à Yaoundé sur le thème suivant : « L’après COP 28 : L’importance d’une la gouvernance foncière centrée sur les jeunes dans les conversations liées au climat ».

Les droits fonciers des jeunes sont cruciaux pour faire face à la crise climatique en raison de la vulnérabilité des jeunes ruraux, de leur potentiel en tant qu’agents de changement, de la promotion de pratiques de gestion durable des terres et de leur intersection avec des questions plus larges de justice sociale et d’équité.

Des droits fonciers garantis permettent aux jeunes de s’adapter aux impacts climatiques, d’apporter des solutions novatrices et durables, d’atténuer les émissions grâce à une gestion responsable des terres et de lutter contre les inégalités systémiques, jetant ainsi les bases d’un avenir plus résilient et plus équitable. « Il importe de rappeler que la restauration des paysages autant que la conservation de la biodiversité est adossée sur le foncier. A ce titre, l’accès des jeunes à la terre, préoccupation importante du gouvernement ne sera que d’avantage à l’ère de la lutte contre le changement climatique. La gouvernance foncière inclusive n’apparait plus seulement comme un facteur déterminant  pour la justice sociale et économique, mais elle s’impose comme un facteur de justice environnemental. Avec ses 12 millions d’hectare de terre à restaurer, il est difficile d’envisager un renversement de la courbe et surtout pas sans l’implication de la jeunesse qui représente la majorité de la population camerounaise. Il en est de même à l’échelle africain où 400 millions de personnes sont âgées entre 15 et 35 ans » a déclaré Clarisse Kamgang, représentante du Ministre du domaine cadastre et des affaires foncières lors de son discours.

Notons que cet atelier vise à renforcer les collaborations et à définir des actions concrètes pour un avenir plus résilient et plus juste. Il a rassemblé une cinquantaine de jeunes leaders en ligne et en présentiel issues d’horizon divers et venant de plusieurs pays Africains notamment du Kenya, Togo, Malawi, Libéria, Sénégal, Bénin, RDC, Cameroun, etc pour fédérer leurs actions autour des questions foncières et formuler leurs attentes pour une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les processus décisionnels en cours et à venir, aussi bien au niveau national, régional qu’international.

Demandes formulées à la fin de l’atelier

A l’intention de nos gouvernements, il est important d’adopter des lois et politiques foncières favorisant une contribution efficiente des jeunes à la lutte contre le changement climatique et les problèmes connexes ; formuler, adopter et implémenter des lois et politiques foncières favorisant une contribution efficiente des jeunes à la lutte contre le changement climatique et les problèmes connexes ; Intégrer de façon systématique la problématique de la sécurité foncière des jeunes dans les instruments de négociation lors des conversations internationales liées au climat ; Veiller au respect des droits fonciers des communautés locales et Autochtones, y compris les jeunes, dans les projets climatiques et valoriser leurs savoirs ; Mettre à la disposition des jeunes leaders de la lutte contre le changement climatique et de la gouvernance foncière pro-jeunes les ressources nécessaires à leur pleine contribution à la lutte contre le changement climatique à travers la sécurité foncière des jeunes ; Associer les jeunes leaders de la lutte contre le changement climatique et de la gouvernance foncière pro-jeunes aux processus de prise de décisions sur le climat et le foncier ; Soutenir, associer, protéger et favoriser la grande participation des jeunes leaders, de la lutte contre le changement climatique et de la gouvernance foncière pro-jeunes aux processus de prise de décisions sur le climat et le foncier aux, niveaux national, régional et international.

A l’intention des partenaires au développement, il est nécessaire d’accompagner les initiatives de jeunes contribuant à la lutte contre le changement climatique à travers un accès sécurisé des jeunes à la terre ; Renforcer les capacités techniques et financières des jeunes leaders engagés dans la lutte contre le changement climatique et la gouvernance foncière pro-jeunes, en vue d’une participation plus grande et plus pertinente aux sessions et intersessions de négociation ; Fournir et canaliser des ressources directement vers les initiatives et les institutions de projets dirigés par des jeunes, Établir des subventions modestes et flexibles pour les organisations de jeunesse travaillant sur le changement climatique ; Controller l’usage, la transparence et effectivité des projets finances.

Aux autres acteurs de la société civile, il est impératif d’accompagner les actions des jeunes leaders de la lutte contre le changement climatique et la gouvernance foncière pro-jeunes, en faveur du nexus changement climatique et gouvernance foncière ; Promouvoir une collaboration constante dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et la gouvernance foncière pro-jeunes, en faveur du nexus changement climatique et gouvernance foncière.

Aux acteurs de la recherche, il faut accompagner la production des connaissances sur le nexus entre la gouvernance financière pro-jeunes et le changement climatique ; Vulgariser les connaissances existantes.

Au secteur privé, il est nécessaire de mettre fin aux projets entrainant la spoliation des terres des communautés locales et Autochtones, y compris les jeunes et autres populations vulnérables ; Développer des technologies climato-sensibles.

C.E

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