Huile de palme : Opalm lance un investissement de 9 milliards FCFA pour une huilerie à Mbanga

Le gouvernement camerounais franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre le déficit de la balance commerciale. Le 8 avril 2026 à Lengue, dans l’arrondissement de Mbanga (département du Moungo), le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe a posé la première pierre de la future usine de production d’huile de palme de la société Opalm. Un projet qui promet de transformer durablement le paysage agricole et industriel de la région du Littoral.
D’un coût estimé à 9 milliards de FCFA, cette unité industrielle de pointe disposera d’une capacité de production annuelle de 25 000 tonnes. Pour la commune de Mbanga, cet investissement est historique. « Nous remercions la société Opalm d’avoir choisi Lengue pour l’implantation de la première société industrielle de l’arrondissement », s’est réjouie Henriette Endalé, maire de Mbanga.
Au-delà de l’infrastructure, c’est tout un écosystème agricole qui s’apprête à changer de dimension. L’usine devrait générer 340 emplois directs, mais l’impact le plus significatif concerne les petits exploitants locaux. Opalm prévoit d’injecter environ 5 milliards de FCFA par an dans l’économie rurale du Moungo à travers l’achat des noix de palme aux planteurs villageois.
Cette dynamique s’appuie sur un cahier des charges signé en fin 2025 avec l’État, visant à garantir un encadrement technique et financier optimal des producteurs de la filière.
L’extension d’Eseka en ligne de mire
L’offensive d’Opalm ne s’arrête pas au Littoral. L’entreprise prévoit d’opérationnaliser prochainement ce même modèle dans le Nyong-Ekellé (région du Centre). Le projet phare dans cette zone concerne l’extension de l’usine d’Eseka récemment rachetée à la Socapalm. Grâce à un investissement de 8 milliards de FCFA, sa capacité de production passera de 7 000 à 25 000 tonnes.
Réduire le déficit national de 50 %
Le programme global d’Opalm prévoit cinq usines sur cinq ans pour un investissement total de 45 milliards de FCFA. L’objectif final est d’augmenter la production nationale de 100 000 tonnes, ce qui permettrait de diviser par deux le déficit actuel du pays en huile de palme.
Pour le ministre Gabriel Mbairobe, cette initiative est un pilier de la politique d’import-substitution. Selon l’Institut national de la statistique (INS), en 2025, le déficit commercial du Cameroun a bondi de 23 % pour atteindre 2 145,2 milliards de FCFA. En produisant localement ce qu’il importe massivement, le pays espère enfin rééquilibrer sa balance commerciale et valoriser son potentiel agricole.
Françoise ESSONO



















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